La préparation mentale pour se remettre d'une blessure
Publié le 26 Mars 2026 Par Com@oxytalis.com
Parmi toutes les techniques qu’enseigne la préparation mentale pour traverser les épreuves, on retrouve l’imagerie mentale (ou la visualisation). C’est un outil important dans des moments de doute, qui permet de se mettre en condition de victoire en s’imaginant réussir une épreuve qui pourrait nous sembler insurmontable.
Un des autres usages de la visualisation naît lorsqu’un joueur se blesse, car elle peut être utilisée pour stimuler la guérison. Dans le contexte sportif, on l’utilise beaucoup dans des périodes où la blessure cause une inactivité momentanée (par exemple une torsion musculaire, ou une immobilisation). Pourquoi ?
Car lorsque l’on visualise un geste, le cerveau active des circuits neuronaux similaires à ceux envoyés lorsque le geste est réellement effectué. Les muscles sont stimulés, le rétablissement est souvent facilité, et cette pratique contribue aussi à limiter des pertes de masse musculaire liées à l’inactivité.
Quelle forme prend la visualisation dans la rééducation ? :
La visualisation fonctionne de pair avec la rééducation physique. Pour favoriser le rétablissement, elle peut être réalisée en complément d’exercices, que ce soit :
Au repos dans une position assise ou allongée : le sportif s’imagine réaliser les exercices qu’il ne peut plus faire (courir, renvoyer le ballon ou la balle, etc.)
En situation dans une position qui simule le mouvement : on installera par exemple les pilotes face à un volant pour s’immerger et faciliter la visualisation
Comme pour tout entraînement, la visualisation demande de la pratique. Soit en voyant à travers ses propres yeux, soit en s’imaginant de l’extérieur. La clé est d’essayer de ressentir les sensations de l’effort sur son corps dans les moindres détails.
Chez les sportifs ce travail se fait le plus souvent accompagné d’un préparateur mental, pour guider et structurer les séances. Mais il peut également être pratiqué seul, à tout moment du quotidien.
L’impact de la visualisation sur le développement musculaire :
Comme nous le disions plus tôt, l’imagerie mentale permet de soutenir la guérison.
Ce constat est soutenu par plusieurs études, qui démontrent que les sportifs qui pratiquent des techniques de visualisation perdraient moins de force musculaire que ceux qui n’en utilisent pas.
En termes de chiffres, le Musculoskeletal and Neurological Institute (Ohio) a calculé que pratiquer des techniques de visualisation contribuerait à une perte moyenne de force de 24% en période d’inactivité, contre 45% chez des personnes qui n’utilisent pas ces techniques.
Grâce aux chemins neuromusculaires, les muscles sont stimulés de manière plus importante qu’au repos.
La visualisation pour travailler la peur du retour à l’effort :
Après de longues semaines au repos la performance est affectée, ce qui peut générer chez le sportif des appréhensions. La peur de ne pas réussir, la peur de se blesser de nouveau, la peur de constater qu’on est revenu ‘en arrière’…
S’imaginer en position de confiance, par exemple en scorant pendant un match, peut permettre de se recentrer. Car en imaginant des scénarios de réussite plutôt que d’échec, le cerveau apaise la réponse ‘stress’ pour permettre de plus facilement se réguler.
Apprendre les techniques de préparation mentale pour améliorer son quotidien :
Au campus, nos étudiants se forment aux différentes techniques de préparation mentale, qu’ils soient sportifs ou non. Car les techniques de préparation mentale sont aussi efficaces sur le terrain qu’ailleurs.
Ils y apprennent comment transposer tous ces outils à leur quotidien (préparation à un examen, dépasser les doutes, etc.).
Toutes les informations utiles pour en savoir plus sur nos modules sont directement consultables depuis nos pages de formation.