Comment se remettre d’un arrêt de carrière sportive : apprendre à se relever

Publié le 23 Avril 2026 Par Com@oxytalis.com

Quand le sport s’arrête, par choix ou par contrainte, c’est souvent bien plus qu’une carrière qui se termine, c’est un quotidien tout entier qui doit changer. Pour beaucoup de sportifs, l’arrêt de carrière crée un vide difficile à combler, parce qu’il oblige à se redéfinir en dehors de ce qui a structuré toute une vie.

Fanny Morel, joueuse du MHR féminin (Montpellier Hérault Rugby) et étudiante chez Oxytalis Campus témoigne de son arrêt brutal de carrière. Après quinze ans de rugby, plusieurs commotions cérébrales l’ont rendue inapte à poursuivre sa pratique. Au départ, ça n’était qu’un arrêt de trois mois, puis six, puis un an, et finalement l’accumulation aura eu raison de sa pratique sportive.

Derrière cet arrêt, une question plus profonde est apparue : qui suis-je sans le rugby ? Car lorsque l’on vit à travers le sport, qu’arrive-t ’il lorsque la pratique s’essouffle ?

Quand l'arrêt de carrière devient une rupture de sa propre identité : 

Pour Fanny Morel, cette découverte de soi est encore un travail en cours. Cette période a été particulièrement difficile car, comme beaucoup d’athlètes, elle a grandi en pratiquant. Depuis l’enfance, elle s’est construite autour du sport, en y voyant son avenir et une manière d’exister.

Cependant, quand l’arrêt devient imposé par le corps, la rupture est encore plus brutale. Car on ne s’y prépare pas, et la question de l’identité devient presque existentielle. Pour Fanny le constat est simple “Sans ça, je ne sais pas qui je suis. 


Derrière cette phrase, il y a tout le lien entre le sportif et son identité d’athlète, c’est la raison pour laquelle la fin de carrière est aussi compliquée.

“Sortir de sa bulle” pour découvrir autre chose :

Dans son parcours, Fanny a réalisé un double-projet aux côtés d’Oxytalis Campus. Comme pour beaucoup de sportifs, la dimension scolaire et le fait de sortir de sa bulle, n’étaient pas une priorité au départ.  
 
Pourtant ces études, les cours, les rencontres lui ont finalement permis de s’ouvrir à un environnement différent, hors du sport. Oxytalis Campus a mis en place des aménagements pour tenir compte de ses contraintes, ses blessures, ses doutes. Cette compréhension a été essentielle, car elle lui a permis de ne pas vivre les difficultés comme des échecs.

C’est là une phase importante pour se relever d’un arrêt de carrière : explorer d’autres domaines (ici, grâce à la formation), rencontrer des personnes susceptibles de nous ouvrir des opportunités (réseautage)…

Trouver sa voie après un arrêt de carrière :

Aujourd’hui Fanny arrive à terme de ses études, il y a donc un autre enjeu pour elle, celui de se réinsérer professionnellement. A ses yeux une chose est sûre, l’envie d’avoir un impact dans le sport féminin. Contribuer à sa manière, à sa reconnaissance et sa médiatisation et son développement.

Pour elle, comme pour beaucoup, la reconversion ne signifie pas forcément quitter le sport mais plutôt le prolonger d’une autre manière. Fulguence Ouedraogo, ancien sportif de haut niveau aux côtés du MHR, en est un autre exemple. Après sa carrière, il réalise un bilan de compétences et se tourne vers le monde de l’événementiel. Aujourd’hui il participe au développement de l’identité du MHR à travers ses différents événements, ce qui lui permet de rester près de son club et de l’univers rugbystique.

Le plus important après une rupture, est de réussir à prendre du recul pour réfléchir à ses envies, ses appétences.

Vers quelle voie me tourner après le sport ?  

Cette réflexion elle doit venir de vous. Mais faut-il encore savoir ce qu’il est possible de faire, et sous quelles conditions :

  • Certains anciens athlètes choisissent de rester dans le sport, mais dans un autre rôle : celui d’entraîneur, de préparateur, d’encadrant. 
    -> Dans la plupart des cas il est nécessaire de préparer une VAE (validation d’acquis par expérience) ou une certification adaptée pour pouvoir enseigner.

  • D’autres athlètes profitent de la reconversion pour explorer d’autres métiers : chargé de projet événementiel, commercial, communicant… pour des structures sportives ou d’autres entreprises. 
    -> Là encore, il est nécessaire de préparer une certification, pour attester de la maîtrise des compétences nécessaires pour les postes. Cette formation peut se suivre pendant la carrière (c’est le double-projet), ou après, on parlera de projet de reconversion.

  • Une autre voie possible est celle de l’entrepreneuriat : créer sa propre structure en s’appuyant sur son réseau, ses compétences.

Et puis, il y a les projets comme celui de Fanny, qui ne sont pas seulement là en tant que métier, mais en tant que projet porteur de sens. Car dans le sport féminin, il y a beaucoup à construire, et son expérience d’ancienne sportive lui apporte une expérience légitime pour avancer.

Se faire accompagner pour trouver sa voie :

Quand on traverse un arrêt de carrière, l’accompagnement fait toute la différence, car il aide à y voir plus clair grâce à un regard extérieur. Bilan de compétences, formation, échanges avec des professionnels, tant de dispositifs qui peuvent aider à imaginer la suite.  
 
Chez Oxytalis Campus, notre vocation est d’accompagner les sportifs dans la formation grâce au double-projet, pour leur permettre d’avoir un filet de sécurité au-delà du sport. Cet accompagnement se construit à chaque moment de leur carrière : pendant, au moment de la transition, et même après. Car il n’est jamais trop tard pour préparer son projet de reconversion.

 

Pour en savoir plus sur notre campus et notre accompagnement, vous pouvez consulter notre site internet, ou prendre contact avec nos équipes.